Quelles sont les perspectives pour l'eSport en Belgique ?

Quelles sont les perspectives pour l'eSport en Belgique ?

12 novembre 2025

A ce jour, l’eSport a du mal à se professionnaliser en Belgique, qui compte peu d’équipes professionnelles et d’évènements majeures, et où la discipline n’est pas reconnue de manière officielle. Malgré l’absence de soutien public, des initiatives sont néanmoins mises en place pour développer la scène eSport dans le pays.

Si en Belgique, des tournois eSports sont organisés chaque année, peu d’entre eux sont pérennes à l’exception, par exemple de Brussels Challenge, qui attire chaque anne depuis 2017 des joueurs professionnels internationaux. « Si on tient bon, c’est surtout parce qu’on a une équipe de bénévoles soudée, qui consacrent beaucoup de leur temps parce qu’ils ont envie que le projet perdure. Avec le temps, on a acquis de l’expérience et désormais, on a chaque année des stagiaires qui viennent voir l’organisation et mettre aussi la main à la pâte », a expliqué Ismail Al Mokhlis, co-organisateur du tournoi, à RTBF. Autre clef du succès de l’évènement : ce dernier est organisé par des joueurs qui connaissent les attentes des joueurs professionnels et des éditeurs. « On a commencé petit, dans la salle d’une école. Mais dès le début, on a voulu faire de Bruxelles une étape importante pour les joueurs de combat », poursuit-il, précisant que le tournoi a obtenu des subsides. « Pour l’eSport, il n’y a rien. Mais on a déjà reçu des subventions parce qu’on contribue à la promotion et l’image de Bruxelles à l’international. On est un évènement ambassadeur pour visit.brussels et on a même reçu un prix pour notre impact touristique ».

Le pays ne compte que deux formations semi-professionnelles, ZennIT et Once Upon a Team, en lice dans le championnat du Benelux de League of Legends. « Cela fait cinq ans qu’on existe en tant qu’association de fait et trois ans qu’on est une vraie absl », déclare Lukas Kordupel, président de Ouat. Nos joueurs sont tous bénévoles et avec ce qu’on a, on paie leurs déplacements, leurs notes de frais, du coaching », ajoute-t-il. Pour couvrir ses frais de fonctionnement, l’équipe fait « de la diffusion de compétitions du Benelux sur Twitch », qui lui permet de faire un peu de profit, et propose ses services à des LAN, organise des évènements pour récolter les dons…. Ce dernier annonce essayer de lancer une boutique de cartes à collectionner pour avoir une autre manne financière. S’il est encore compliqué de monter une équipe professionnelle en Belgique à l’heure actuelle, cela n’est pas non plus impossible, selon Steven Leunens, managing partner chez Unlocked, qui organisait le championnat Benelux de League of Legends, ou Elite Series. « Aujourd’hui, les sponsors potentiels ont plus de budget, il y a plus d’audience, les gens comprennent mieux l’eSport. Avec le bon état d’esprit, c’est possible ». Ce dernier estime que « pour monter une équipe, il faut en priorité en faire une société rentable. Une équipe qui a de l’ambition a besoin de revenus ». Des sources de revenus qu’il faut diversifier en orientant sa stratégie sur le business.

Les étudiants pourraient porter l’avenir de la discipline. En effet, certaines équipes estudiantines participent à la Belgium Student League, financée par plusieurs sponsors.

Source : RTBF

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